Poésie déglinguée, one again!

Sur ce con d'escabeau

Sur ce  con d’escabeau roule la peine

Et l’abat-jour

Faut-il que je soutienne

Son  poids  prenait mon jour et mon haleine

 

Vienne l’ennui sonne l’heurt

Les jours sont longs dans ma demeure

 

Les joints dans les joints restent bien en place

Tandis que sous

Le plafond le rouleau passe

Le paternel hagard se prélasse

 

Vienne l’ennui sonne l’heurt

Les jours sont longs dans ma demeure

 

La mousse s’en va comme récurrente

La mousse s’en va

Comme le lavis plante

Et comme la brosse est piquante

 

Vienne l’ennui sonne l’heurt

Les jours sont longs dans ma demeure

 

 

Passent les pinceaux pissent les gaines

Ni tant sapé

Ni lézard mou de haine

Sur ce  con d’escabeau roule ma peine

 

Vienne l’ennui sonne l’heurt

Les jours sont longs dans ma demeure

 

 Paul  Lenerf.(à vif)

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
            Et nos amours
       Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
 
     Vienne la nuit sonne l'heure
     Les jours s'en vont je demeure
 
Les mains dans les mains restons face à face
            Tandis que sous
       Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
 
     Vienne la nuit sonne l'heure
     Les jours s'en vont je demeure
 
L'amour s'en va comme cette eau courante
            L'amour s'en va
       Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
 
     Vienne la nuit sonne l'heure
     Les jours s'en vont je demeure
 
Passent les jours et passent les semaines
            Ni temps passé
       Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
 
     Vienne la nuit sonne l'heure
     Les jours s'en vont je demeure

 

Guillaume Apollinaire

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