Quand vous serrez bien bielle

Le poème déglingué...

Quand vous serrez bien bielle,  le soir en Coccinelle

Arrêtée près d’un feu orange clignotant

Dites attendant le vert en vous impatientant

« Fori me dépannerait avec sa manivelle ».

 

L’or vous n’aurez pourtant pour faire des étincelles

Et mettre un peu de beurre au moteur sommeillant

Qui au bruit des pistons se montre récalcitrant

Maudissant votre « non » qui ferme l’escarcelle

 

J’essaierai le starter et décrasserai le pot

Pare-brise crasseux j’essuierai même sans eau

Réveillant sans noyer une bielle assoupie

 

Vous serez dépannée,  et partirez au loin

Vivez si m’en croyez et battez des deux mains :

Soignez dès aujourd’hui les cosses de la batterie.

                                     

                              Sonnez pour LN

L'original...

Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle

Assise auprès d’un feu , dévidant et filant

Direz chantant mes vers, en vous émerveillant :

« Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle. »

 

Lors vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,

Déjà sous le labeur à demi sommeillant,

Qui au bruit de Ronsard ne s’aille réveillant,

Bénissant votre nom de louange immortelle

 

Je serai sous la terre, et fantôme sans os

Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ;

Vous serez au foyer une vieille accroupie,

 

Regrettant mon amour et votre fier dédain.

Vivez si m’en croyez, n’attendez à demain :

Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.

 

Sonnets pour Hélène

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